Un livre qui vous emmène au large

Le goût du large, un titre simple et beau. Une invitation au voyage, mais aussi, comme tout voyage qui se respecte, une invitation à l’introspection. Nicolas Delesalle, grand reporter à Télérama et déjà auteur du très beau parfum d’herbe coupée qu’on avait adoré l’an passé,, va passer neuf jours dans les entrailles d’un cargo, d’Anvers à Istanbul, neuf jours où le temps s’arrête, neuf jours à buller, neuf jours à penser.

Rencontre et échange avec l’équipage et souvenirs de grand-reporter. En attendant d’apercevoir le rayon vert au coucher de soleil, longeant le Golf de Gascogne, Nicolas Delesalle se souvient d’un match de foot au pôle Nord et d’un constat nostalgique : il y a beaucoup de jolies filles en Russie.

Au large du Portugal, c’est une douce rencontre, au cœur de l’Afghanistan, avec des étudiants Hazaras qui revient à sa mémoire.

L’ombre du rocher de Gibraltar plane sur la petite vie précaire d’Asma et Asmara. 

Plus loin, un petit enfant Pygmée pleure son chien mort. Au long des côtes algériennes, au large de la Sicile, Nicolas Delesalle se souvient de Riad le James Bond tunisien et dans la mer de Marmara la douloureuse et merveilleuse Odyssée de Sari le réfugié Syrien nous met les larmes aux yeux.

En peu de mots, très rapidement nous sommes au large. Au large, quel joli mot, remercions l’auteur de ce beau livre,  grave, drôle et poétique, il nous emporte si loin de nos vies parfois si étroites.

Alors, ca vous a plu cette petite virée au large pour ce milieu de semaine?